Pour souligner que le mois de mars fête la journée de la femme, la Chaire souhaite partager avec vous des témoignages de femmes œuvrant en sciences et en génie, afin de célébrer le fait qu’elles aient choisi de travailler pour un métier qui les motive et qu’elles aiment. Voici le deuxième témoignage du mois, celui de Karine Lemieux, coordonnatrice de laboratoire au Département de biologie de l’Université de Sherbrooke.

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Que faites-vous dans votre métier?

Je fais l’enseignement des travaux pratiques au baccalauréat pour tous les programmes qui vont avoir de la biologie, des programmes de biologie jusqu’au droit des sciences de la vie, en passant par le domaine du génie biomédical.

 

Présentez votre vie familiale.

J’ai un conjoint et deux enfants de 7 et 6 ans. On a un cochon d’Inde pour les enfants.

 

Quelle est votre plus grande passion?

La fabrication de bijoux.

 

Quels sont vos passe-temps?

J’ai un côté artistique. J’aime beaucoup faire de la peinture sur verre et sur tissu. Je fais beaucoup de sport : vélo, tennis, yoga, randonnée, kayak. J’aime être dehors. Je m’occupe des fleurs et jardine l’été.

 

Quel est votre plus grand rêve?

C’est d’aller visiter le Japon. Quand j’étais au bac, il y avait un programme de stage au Japon. J’ai fait toutes les démarches pour y aller, mais l’année où j’étais en train de remplir les demandes, le gouvernement a coupé les subventions et il n’y a pas eu de départ. Je n’ai pas pu partir. J’ai eu un coup de foudre quand j’ai vu le programme, je ne me suis pas posé de questions, je voulais faire ça et c’est resté. Donc un jour, je vais y aller.

 

Quelles sont vos plus grandes fiertés sur le plan personnel et professionnel?

Sur le plan personnel, ma plus grande fierté est l’équilibre que j’arrive à avoir entre ma famille et mon travail. J’arrive à faire plusieurs choses à l’extérieur et en même temps à bien me réaliser dans mon travail ici. Je suis arrivée à quelque chose de bien avec cet équilibre. Je suis vraiment fière de ça.

 

Pour ce qui est du plan professionnel, je suis vraiment contente, car, il y a plusieurs années, j’ai demandé à ce qu’on fasse une récupération de styromousse et l’université l’a implanté. Sur le campus principal, ils ont récupéré quelques kilos de styromousses. Ils l’ont aussi instauré au campus de la santé et ils ont récupéré 156 kilos de styromousses en un an. J’étais vraiment impressionnée quand j’ai vu les chiffres.

 

Qu’est que vous vouliez faire quand vous étiez petite?

À peu près tout ce que je fais maintenant. Je jouais à être professeure et je jouais à être détective. Je faisais des enquêtes, montais des dossiers, des clients. Aujourd’hui, je fais de la recherche et de l’enseignement.

 

Pourquoi avoir choisi le domaine des sciences ou du génie?

Dans mon cas, ça s’est fait tout naturellement. J’ai baigné là-dedans toute ma vie. Ma mère était technicienne de laboratoire médical. Elle me rapportait des choses dont elles n’avaient plus besoin au travail soit des éprouvettes, des pipettes, des petites bouteilles. Elle les ramenait à la maison pour que je puisse jouer avec tout ça. Mon père était un amoureux des maths et excellent en calcul. J’ai baigné dans les sciences toute mon enfance.

 

Pourquoi exercez-vous le meilleur métier du monde?

Parce que c’est un métier qui me permet de m’accomplir et de réaliser plein de projets. J’ai beaucoup d’autonomie : je peux proposer des choses, mener des nouveaux projets. C’est vraiment intéressant et stimulant de pouvoir changer des choses. Il y a une partie de création qui vient entrecroiser mes passions de l’extérieur : penser à des nouvelles expériences à faire faire aux étudiants, comment la rendre intéressante, plus attrayante. C’est ça qui est extraordinaire. Je pense notamment au cours de droit, je monte une scène de crime pour les étudiants et ils doivent l’analyser. Créer des choses comme ça, c’est extraordinaire. C’est motivant pour les étudiants à faire et en retour c’est intéressant à monter.

 

Quel(s) conseil(s) donneriez-vous aux jeunes filles pour les encourager à s’intéresser aux sciences et au génie?

Écoutez vos intérêts. Regardez ce que vous aimez faire quand vous êtes jeunes, si vous êtes portées vers la science, c’est parce qu’il s’agit de vos intérêts et de vos forces. Si vous y croyiez et si ça vous intéresse vraiment, vous allez pouvoir faire tout ce que vous voulez, peu importe ce qui vous intéresse. Il y a moyen d’atteindre un équilibre, on peut atteindre une belle carrière et quand même avoir un bel équilibre même si on est en sciences et en génie.

Célébrer les femmes : témoignage d’une coordonnatrice de laboratoire